PAL // Ma Pile à Lire #2

L’Hiver est déjà bien attaqué et ce ne sont pas les températures polaires que l’on a à Paris qui me contrediront (quoique cette semaine me ferait presque mentir) ! Mais j’aimerais malgré tout partager avec vous ma pile à lire pour ce qui reste de la saison, dans le même esprit que mon précédent article. Alors prêts ?

Chanson Douce, de Leïla Slimani (Prix Goncourt 2016)

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu, le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.

Pourquoi j’ai envie de lire Chanson Douce, de Leïla Slimani

Je me souviens d’avoir vu l’interview de l’auteure dans La Grande Librairie et de ne pas avoir été emballée plus que ça par l’intrigue. Néanmoins le processus utilisé par Leïla Slimani de mettre d’entrée de jeu (dès les premiers mots) le lecteur dans la confidence du meurtre est intéressant, et j’ai envie très envie de suivre le jeu de piste.

Une simple lettre d’amour, de Yann Moix

Il est toujours bon d’écrire aux femmes que l’on aime. Ne serait-ce que pour les avertir, une fois la rupture consommée, qu’elles font bien de fuir ceux qui leur ont menti, les ont bernés, les ont parfois trompées pendant si longtemps. Il en va de leur départ comme de la mer, lorsque celle-ci se retire : on s’aperçoit de ce qui se cachait sous les flots. Des bidons d’essence, de vieux pneus, des bestioles décharnées.

Pourquoi j’ai envie de lire Une simple lettre d’amour, de Yann Moix

J’aime beaucoup le personnage de Yann Moix, et je trouve bien souvent ses analyses brillantes. Alors qu’ai-je attendu pour découvrir son écriture ? Ici, il brandit le prétexte d’une lettre d’amour (ou plutôt de rupture) pour aborder la question de la perception amoureuse du point de vue masculin et en décrypter leur psychologie. La femme que je suis ne peut être qu’intriguée par ce teasing.

L’Attrape-Coeurs, de J.D. Salinger

Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J. D. Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains, et son chef-d’oeuvre, « L’attrape-coeurs », roman de l’adolescence le plus lu du monde entier, est l’histoire d’une fugue, celle d’un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n’ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents. Trois jours de vagabondage et d’aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d’incertitude et d’anxiété, à la recherche de soi-même et des autres. L’histoire éternelle d’un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.

Pourquoi j’ai envie de lire L’Attrape-Coeurs, de J.D. Salinger

Il n’est jamais trop tard pour rattraper son retard sur les classiques (et dieu sait que j’ai beaucoup de retard), ici un grand classique de la littérature américaine des années 50, qui traine dans ma bibliothèque depuis des mois. Il parait que l’auteur réussit l’exploit de décrire de manière formidable les fluctuations de l’humeur adolescente. Le thème change de ce que j’ai l’habitude lire, alors n’attendons plus !

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, de Harper Lee (Prix Pulitzer 1961)

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques -, connut un tel succès. Il ne suffit pas en revanche à comprendre comment ce roman est devenu un livre culte aux Etats-Unis et dans bien d’autres pays. C’est que, tout en situant son sujet en Alabama à une époque bien précise – les années 1930 -, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique.

Pourquoi j’ai envie de lire Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, de Harper Lee
Là encore, grand classique américain, qui dresse un portrait de la société raciste et ségrégationniste du sud des Etats-Unis, à travers les yeux d’une enfant. L’annonce de la parution d’un second roman de l’auteur, 55 ans après ce grand succès, l’a remis sur le devant de la scène, et on le voit à nouveau fleurir en tête de gondole de nos librairies préférées.

Babylone, de Yasmina Reza (Prix Renaudot 2016)

Tout le monde riait. Les Manoscrivi riaient. C’est l’image d’eux qui est restée. Jean-Lino, en chemise parme, avec ses nouvelles lunettes jaunes semi-rondes, debout derrière le canapé, empourpré par le champagne ou par l’excitation d’être en société, toutes dents exposées. Lydie, assise en dessous, jupe déployée de part et d’autre, visage penché vers la gauche et riant aux éclats. Riant sans doute du dernier rire de sa vie. Un rire que je scrute à l’infini. Un rire sans malice, sans coquetterie, que j’entends encore résonner avec son fond bêta, un rire que rien ne menace, qui ne devine rien, ne sait rien. Nous ne sommes pas prévenus de l’irrémédiable.

Pourquoi j’ai envie de lire Babylone, de Yasmina Reza

J’aime la description au ralenti de cette scène de bonheur, avant la bascule infernale. J’attends d’être surprise par ce polar décalé qui s’annonce à la fois drôle et profond !

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, de Raphaëlle Giordano

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce. À travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves…

Pourquoi j’ai envie de lire Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, de Raphaëlle Giordano

Ok j’avoue, ce roman feel good rentre totalement dans la liste de mes achats compulsifs. Je suis curieuse de voir comment l’auteur réussit à mêler développement personnel et roman.

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Y a-t-il des livres que vous avez particulièrement envie de lire cet hiver ?
Connaissez-vous ou avez-vous déjà lu l’un des titres sélectionnés ici ?

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