Book // Ce que je sais de Vera Candida de Véronique Ovaldé

Cette lecture marque la fin de la première pile à lire de ce blog, oh yeah ! Et quelle lecture, Ce que je sais de Vera Candida est placé sous le signe de l’exotisme dont l’auteure française Véronique Ovaldé est connue pour son univers haut en couleurs.

Quatrième de couv’

img_8312Quelque part dans une Amérique du Sud imaginaire, trois femmes d’une même lignée semblent promises au même destin : enfanter une fille et ne pouvoir jamais révéler le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Elles sont toutes éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Parmi elles, seule Vera Candida ose penser qu’un destin, cela se brise. Elle fuit l’île de Vatapuna dès sa quinzième année et part pour Lahomeria, où elle rêve d’une vie sans passé. Un certain Itxaga, journaliste à L’Indépendant, va grandement bouleverser cet espoir.

ça parle de quoi ?

Rose Bustamente habite un cabanon à l’amorce d’une colline, vit de ses pêches dont elle revend les fruits et n’embête personne. Sur cette ile de Vatapuna, la population cohabite harmonieusement avec la nature, sans luxe débordant. Malheureusement ce calme est fragilisé par l’arrivée impromptue d’un riche propriétaire Jeronimo, décidé à déloger quiconque gênant sa vue de la colline et offrant à tous, certains signes distinctifs de richesse, dissimulant une petite faiblesse morphologique en usant et abusant de chair fraîche : en bref, un sombre connard ! Rose va en faire les frais.

Véronique Ovaldé nous offre un roman féminin tout en respectant la parité sexuelle. En présence, quatre femmes aux prénoms fleuris (Rose Bustamente, Violette, Vera Candida et Monica Rose) versus deux hommes antinomiques (Jeronimo et Ixtaga), un géniteur trouble et double, deux unités géographiques (l’ile de Vatapuna et la cité de Lahoméria – lieu d’exil), trois naissances inattendues et peu désirées.

Ce que je sais de Vera Candida
décrit la vie de deux femmes courageuses conscientes de subir le sort mais dévoilant une forte volonté pour s’affranchir des qu’en dira-t-on et des mauvais esprits. Gravitent autour d’elles, les thèmes de la féminité, de la maternité, de l’envie de s’en sortir, de l’aspiration à l’amour, quoiqu’il en coûte.

Mon avis

J’avais envie d’exotisme et c’est aux confins de l’Amérique latine que Véronique Ovaldé m’a transportée au cœur d’un roman brut, trivial, qui dévoile sans fard l’indignité humaine. Ses personnages évoluent dans des contrées préservées, portent des prénoms homériques mais subissent de plein fouet la cruauté du monde moderne.

Pour ne rien vous cacher, et c’est très rare, je n’ai pas réussi à terminer ce roman multiprimé. Ce n’est pas la qualité de l’écriture que je remets en cause mais par goût, je n’ai pas réussi à rentrer dedans : je n’ai pas trouvé les personnages attachants, l’intrigue plutôt glauque ne m’a pas accrochée, je n’ai malheureusement pas ressenti ce frisson de plaisir pendant la lecture. Déception pour moi donc.

Note : 5/10

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